
| Analyses et critiques : Critiques de livresLa Consolante d'Anna Gavalda |
| Posté par Raphaelle M le 09/04/2008 11:10:00 |
On l'attendait au tournant le nouveau roman d'Anna Gavalda ; c'est que la dame avait mis haut la barre, après l'incroyable succès d'Ensemble c'est tout – sorti en 2004 et dont les ventes dépassent désormais les deux millions d'exemplaires ... Force est de reconnaître qu'Anna Gavalda écrit de bien belles histoires, de celles qu'on voudrait vivre ou lire plus souvent, des histoires qui font du bien en ces temps d'inflation et de retard de croissance, des histoires qui font oublier quelques heures le gris et la monotonie de la vie, des histoires qui consolent ...
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| Analyses et critiques : Critiques de livresLa Route de Cormac MacCarthy |
| Posté par Jean le 25/03/2008 23:12:39 |
En ce début d'année, si vous n'aviez qu'un seul roman à lire, un seul à retenir, alors prenez La Route, la terrible et glaciale route de Cormac McCarthy. Parce que son dernier opus, récompensé par le prix Pulitzer, est un monument de littérature, magnifique, magistral et terrifiant : La Route fait déjà partie des livres qui feront date – miracles plutôt rares. |
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| Analyses et critiques : Critiques de livresDans le café de la jeunesse perdue de Patrick Modiano |
| Posté par Anonyme le 22/02/2008 14:56:54 |
Le Modiano nouveau est arrivé, et celui-ci reste à la hauteur de toute l’œuvre de cet insaisissable romancier qui nous a toujours habitué au meilleur, depuis La Place de l’Étoile, Les Boulevards de ceinture, Rue des boutiques obscures, Dora Bruder et j’en passe… Un nouvel opus au titre mélancolique et chargé de mystère, en résonnance avec les obsessions de l’auteur ; la formule est empruntée à Guy Debord que Modiano cite en exergue du roman : « À la moitié du chemin de la vraie vie, nous étions environnés d’une sombre mélancolie, qu’ont exprimée tant de mots railleurs et tristes, dans le café de la jeunesse perdue. » |
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| Analyses et critiques : Critiques de livresMerci, Jeeves |
| Posté par La Rédaction le 16/10/2007 18:00:00 |
Dans Merci Jeeves, Pelham Grenville Wodehouse (1881-1975), une fois encore, a su allier l’imagination rocambolesque à la virtuosité du romancier. L’intrigue est pourtant simple : un aristocrate sans le sou veut épouser la fille d’un riche américain mais, bien sûr, mille obstacles surgissent qui les empêchent et toute la question est de savoir si Bertram Wooster, aidé de Jeeves, son distingué et imperturbable butler, parviendra malgré tout à aider les deux amoureux. |
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| Analyses et critiques : Critiques de livresPierre Jourde ou la nostalgie du sommeil |
| Posté par Claire V le 31/07/2007 13:15:11 |
« Le présent et l’avenir baignaient dans la même clarté. Je préférais éviter de penser qu’avait existé un passé, aux angles moins nets, à l’éclat moins puissant. Il ne restait pas de place pour lui dans ce monde. » L’ombre et la clarté. L’obscurité, dense du vrai poids des choses, celle d’une époque révolue que le mythe n’avait pas encore déserté. L’aveuglante et bruyante clarté de notre monde, celui qui se présente comme tel, tout au moins, et voudrait faire passer pour la réalité les gesticulations de son auto-médiatisation. |
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| Analyses et critiques : Critiques de livresJeune Fille d’Anne Wiazemsky |
| Posté par Anonyme le 31/07/2007 13:11:24 |
La Collection Blanche de Gallimard réserve souvent de bien belles surprises, et c’est à nouveau le cas avec cette jeune, très jeune, Jeune Fille, éclose de la plume toute de tendresse et de retenue d’Anna Wiazemsky. Il n’aurait pu en être autrement si l’on sait que l’héroïne de ces 215 pages n’est autre que l’auteur elle-même, qui ressuscite ses dix-huit ans et les années soixante. |
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| Analyses et critiques : Critiques de livresEthan Frome, d'Edith Wharton |
| Posté par Anonyme le 31/07/2007 13:04:53 |
Lorsque nous évoquons le nom d'Edith Wharton (1862-1937), nous ne parvenons bien souvent à susciter au mieux, et y compris chez des interlocuteurs prétendument littéraires, qu’une analogie bien réductrice avec son célèbre correspondant et ami Henry James (1843-1916), autre géant de la littérature « américaine » – si tant est qu’aucun des deux puisse être considéré comme réellement américain : car c’est bien le Vieux Continent, déjà sillonné dans sa tendre enfance, qui devient à partir de 1903 le champ des pérégrinations de la romancière, puis sa terre d'élection lorsqu'elle s'installe en 1907 à Paris – où elle fréquente P. Bourget, J.-E. Blanche, Anna de Noailles, Gide, Cocteau etc. –, et qu’elle se fixe ensuite en 1919 à Saint-Brice-sous-Forêt, dans le Val-d'Oise où elle finira ses jours en 1937. Et bien peu encore savent qu’Edith Wharton reçut |
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| Analyses et critiques : Critiques de livresBelle du Seigneur d’Albert Cohen |
| Posté par La Rédaction le 30/07/2007 23:43:01 |
Roman écrit pour une femme, dicté à une femme, comme tous les romans d’Albert Cohen, Belle du Seigneur est un hymne immémorial à la féminité. Immémorial car, s’il s’inscrit dans les temps troublés des prémices de la Seconde Guerre mondiale, les remous de l’Histoire ne viennent perturber qu’en surface l’accomplissement d’un amour que tout autre siècle, toute autre époque auraient pu accueillir... |
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| Analyses et critiques : Critiques de livresChaleur de sang d’Irène Némirovsky |
| Posté par La Rédaction le 30/07/2007 00:00:00 |
Elle voulait que Chaleur du sang soit le roman du « feu sourd et caché », « de la flambée de rêves », de la tornade qui peut décimer les êtres, du mythe de la jeunesse porteuse de tous les désirs et de toutes les passions, des effroyables secrets tapis au fond des cœurs humains. Le roman de la vie en somme – car qui peut faire croire qu’il n’a rien à avouer, « qui n’a pas eu sa vie étrangement déformée et courbée par ce feu dans un sens contraire à sa nature profonde ? ». |
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| Analyses et critiques : Critiques de livresMartin Mosebach, La liturgie et son ennemie |
| Posté par La Rédaction le 04/11/2006 23:20:00 |
C’est en tant qu’écrivain que Martin Mosebach nous parle de la réforme liturgique initiée par le concile Vatican II, et non pas en tant que spécialiste de la liturgie ou théologien. Mosebach est un catholique attaché à la messe tridentine non par nostalgie, ni même par souci esthétique, mais parce que héritée des siècles, la liturgie est le lieu même d’une vie en Dieu, d’une adoration, qui confère à chaque geste liturgique une portée véritablement mystique que la beauté des hymnes et des psaumes manifestent. |
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| Analyses et critiques : Critiques de livresAbel Bonnard, L’amitié |
| Posté par La Rédaction le 04/11/2006 23:20:00 |
Abel Bonnard nous présente dans ce recueil de pensées sa vision élitiste de l’amitié. L’amitié, nous dit-il, est le commerce subtil entre des hommes supérieurs dont sont incapables ce qu’il appelle « les hommes médiocres ». L’amitié fond deux âmes cultivées et qui se sont choisies librement pour jouir ensemble de leur présence et de leur haute conversation : « l’amitié ne peut s’épanouir que dans les sociétés supérieures » et « nous ne détachons de la foule que pour nous offrir à l’élite ». Il y a ainsi des formules bien frappées, de fines morales et de très justes aphorismes, mais on peut critiquer cette conception aristocratique de l’amitié, comme si le monde était divisé entre les bons et les médiocres, entre les grands hommes d’esprit, capables de sentiments supérieurs, et les sots qui ne sont entre eux que des complices ou des alliés. |
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| Analyses et critiques : Critiques de livresLe vieux débat sur Harry Potter est ouvert ! |
| Posté par La Rédaction le 04/11/2004 22:50:00 |
Le sixième tome d’Harry Potter vient de sortir et le quatrième film est prévu pour la fin du mois, voilà de quoi relancer le débat !... On connaît déjà les vieux arguments, « le monde de Potter n’est pas pire que celui de Ma sorcière bien-aimée ou du Seigneur des anneaux », « tout ça c’est de la fiction, du divertissement », « le Bien triomphe du Mal alors où est le problème ? ». Où est le problème ? Mais lisez donc le dernier tome, Le Prince de sang mêlé ! Lisez le quatrième tome, celui qui a inspiré le film de cette année ! Avec une telle base, comment le film pourrait-il être regardable ? |
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| Analyses et critiques : Critiques de livresAlphonse Allais, le pauvre bougre et le bon génie |
| Posté par La Rédaction le 04/11/2004 22:40:00 |
Alphonse Allais (1854-1905) est ce conteur bien connu des mélancoliques qui trouvent dans l’insolente légèreté de son écriture une incitation au rire. Mais quel rire ? L’apparente désinvolture de ses textes est tragique ; elle met en scène comme un enfant le ferait, les peurs qui font trembler les hommes depuis la nuit des temps ; elle nous invite à sourire du temps qui passe, de l’amour impossible, de la mort et de l’ennui qui poursuit les destinées, l’ennui, ce monstre qui « dans un bâillement avalerait le monde » comme le disait si bien monsieur Baudelaire. |
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